Les Baladins Electriques, Martine Varenne-Caillard

Résumé :

Dans les années 1920, Édouard, petit pharmacien d’officine, épouse Suzanne pour sa fortune et son rang. Dix ans plus tard, sa réussite professionnelle et sociale est phénoménale. Il est devenu une personnalité éminente du Tout-Paris politique et artistique, mais il n’a qu’une obsession, l’Orangerie, une luxueuse propriété dont il élabore les plans et dirige lui-même les travaux de construction pour en faire son chef-d’œuvre. Dans les années 1970, trente ans après le décès d’Édouard, on y retrouve Suzanne, sa veuve inconsolable, Maxime et Téa, ses petites-nièces adolescentes, et le groupe de musique rock Les Baladins Électriques. La gloire du lieu appartient au passé, l’argent de l’héritage s’est envolé, les bâtiments se dégradent et les promoteurs immobiliers rôdent.

Mon avis :

Le cadre essentiel de ce roman est l’Orangerie, une luxueuse bâtisse, témoin de grandes soirées dans les années 30, le lieu où il faut être vu, le summum du luxe où se retrouve à la fois le gratin politique et artistique parisien.C’est l’empire de Edouard, pharmacien mariée à Suzanne pour son argent et sa position.

Dans les années 70, on retrouve sa veuve et ses 2 petites nièces. Edouard est mort depuis 30 ans. Maxime et Téa, jeune femme et adolescente, orphelines, ont été élevées par Suzanne, veuve inconsolable et toutes trois vivent dans l’Orangerie au son de l’orchestre Les Baladins Electriques qui ne relève pas le faste d’antan.

Si la couverture ne me plait pas vraiment, le résumé de ce livre m’a attiré car je fais moi-même partie d’un orchestre, il parle de 2 époques et surtout cette bâtisse m’intriguait.J’ai été surprise dès la première ligne du livre car c’est Edouard, défunt qui parle. Il explique qui il est, comment il bâti son empire, qu’elle a été sa relation avec sa femme Suzanne.

Trois personnages prennent la parole tour à tour. Il apparaît vite que Maxime dirige la maisonnée, sa grand’tante (Tatzon) étant très agée. Téa est la jeune soeur de Max. Elle ne parle pas et on découvre qu’elle a un problème de comportement (psychologique).

Au fil de ma lecture, il m’apparaît qure l’Orangerie est un personnage à part entière, et bien que n’étant plus que l’ombre d’elle-même, par manque d’argent et d’entretien, elle est restée elle-même avec son mobilier ancien, qui a perdu de son lustre. Le temps est resté comme suspendu dans le souvenir. Souvenir d’époque, souvenir d’Edouard qui a laissé son empreinte sur tous les membres de la famille, souvenir du symbole de puissance , de lieu incontournable.

La relation entre les soeurs est plutôt fusionnelle car Max protège Téa de tout, des autres et surtout d’elle-même. L’histoire prend un tour plus sombre, agressif, mâtiné de sexe, sanglante et teinté de psychédélique, au fil des pages.

J’ai attaqué ce livre avec envie puis je l’ai lâché pour y revenir et ceci plusieurs fois.J’avais quand même envie de connaître la fin de l’histoire car il y a de nombreuses choses sous entendues, cependant cette lecture m’a été globalement difficile. Je n’ai pas dû saisir l’histoire dans sa totalité : est-ce vrai? est-ce l’imaginaire de Max? ou Téa? ou de l’Orangerie?

L’orchestre et ses musiciens n’ont pas vraiment de rôle et sont au second plan, même si l’un d’eux est plus important que les autres dans la vie des soeurs.

Même si la fin est surprenante (ou pas tant que ça finalement), je n’ai pas accroché à cette histoire et je trouve cela dommage.

Je remercie Les Editions Le Texte Vivant et Publishroom de m’avoir permis de lire ce livre.

Si vous aimez les histoires psychédéliques, et que vous avez envie de lire ce livre il est au prix de 17€ aux Editions Texte Vivant.