Un espace s’est ouvert en Léa de Alexandra Coenraets

un espace s'est ouvert en Léa Alexandra Coenraets roman Résumé : Léa, trente-cinq ans, coordinatrice scientifique, se bat avec l’aide de son amie Cléo pour que les labos et la recherche médicale accordent une place plus juste à la santé des femmes, notamment en ce qui concerne la recherche sur le plaisir féminin. Comment vont-elles mener leur combat ? Qu’adviendra-t-il de ce travail de résistance ? À la rigueur, la rationalité scientifique et la lourdeur du cadre professionnel s’opposent la sensibilité de Léa, son désir pour Bruno et sa sensualité pleine de subtilités et d’intelligence.
Leurs doutes et leurs réussites s’égrènent au fil des pages dans une aventure qui nous emmène de Bruxelles à Paris, en passant par l’Inde et la Bretagne.

Plongez dans ce roman et découvrez le combat de Léa et Cléo, animées par un objectif : que les labos et la recherche médicale accordent une place plus juste à la santé des femmes, notamment en ce qui concerne la recherche sur le plaisir féminin.

Mon Avis : Léa est vue par ses collègues comme quelqu’un de froid, qui parle peu, dévouée à son travail. Mais ils ne savent pas que Léa a un secret…Léa développe un projet en parallèle d’une étude du laboratoire. Avec son amie Cléo, elles font une recherche sur les traitements et leurs effets sur le désir féminin. Parallèlement à son travail qu’elle exécute comme un robot, ses sens s’ébranlent au contact de Bruno, son supérieur.

Dès les première pages, le lecteur est plongé dans le vif du sujet : le désir féminin et le plaisir. Un sujet encore peu abordé en littérature. Au-delà du désir, ce roman nous fait découvrir le milieu de la recherche scientifique et surtout des tests de nouveaux traitements mis sur le marché qui prennent peu en compte les femmes. Nous en constatons les dérives en Inde, où les tests effectués sur des patients ne sont pas réglementaires.

Léa est un personnage plutôt froid, réservé, malheureux. Une grande solitude l’entoure, elle n’a pas de vie sociale. En fait elle se protège. Nous comprenons après la première moitié du livre, pourquoi elle est ainsi. Même en sachant la cause de son repli sur elle-même, je n’ai pas réussi à trouver Léa attachante. Elle est restée pour moi, un personnage complexe. De même pour Bruno, son collègue et supérieur qu’elle attire : il est lui-même particulièrement complexe toutefois, je l’ai trouvé plus intéressant que Léa et j’ai regretté que son personnage ne soit pas plus développé. Quant à Cléo, si elle et Léa sont liées dans leur projet secret, on ne peut pas dire qu’elles soient vraiment amies et ne se parlent que de leur projet commun.

Si j’ai apprécié les sujets traités dans ce roman, cependant je n’ai pas trouvé le lien entre les différents événements. Je n’ai pas été embarqué par l’histoire ni par le style d’écriture. Mon avis est plutôt mitigé. De bons sujets de bases qui, pour moi ne sont pas assez exploités, des personnages complexes qui ne sont pas assez fouillés, un séjour en Inde qui est intéressant mais là encore qui arrive comme un cheveu sur la soupe et qui n’est lui même pas assez développé.

Je salue les Editions les Bas Bleus qui sortent encore des sentiers battus avec ce roman et ce sujet vraiment intéressant du désir féminin et sa place dans le milieu de la recherche de traitement pharmaceutique, toutefois, je suis restée sur ma fin jusqu’aux dernières pages et avec une certaine incompréhension sur la direction souhaitée par l’auteure.