La Dame de Glengarden, Karen Ranney

Résumé :

Quittant une Amérique en pleine guerre civile, Rose fait un long voyage pour arriver chez les MacIain, en Écosse. Elle n’a pas droit à l’erreur : si elle veut sauver la filature familiale, elle doit à tout prix vendre sa production de coton à Duncan, le cousin de son cruel beau-frère disparu au combat. À son grand soulagement, celui-ci se montre sensible à sa détresse… sans doute parce qu’il la prend pour la veuve éplorée, ce qu’elle ne dément pas tout à fait. Sa sœur étant incapable d’assurer seule l’avenir du domaine de Glengarden, il faut bien que Rose prenne les choses en main. Mais, lorsque le séduisant Duncan s’engage à l’escorter jusqu’en Amérique, elle commence à regretter amèrement son mensonge…

Mon avis :

Rose arrive en Ecosse après un long voyage. Ici se trouve sa dernière chance de sauver Glengarden, la plantation de coton, et surtout de sauver les derniers habitants. La guerre fait rage et il n’y a plus rien à manger et plus de main d’oeuvre pour entretenir la propriété. Il reste seulement la dernière récolte de coton qu’elle espère vendre à Duncan McIain, cousin éloigné de Bruce Mc Iain, son beau-frère.

Elle arrive émaciée dans la famille de Duncan qui va l’accueillir comme un membre de leur famille, avec gentillesse et générosité.Ils pensent qu’elle est la veuve de Bruce, et elle ne les détrompe pas. Ils sont sa seule chance !

J’ai tout de suite aimé le personnage de Rose, jeune femme qui part à l’autre bout du monde, seule, avec la mission qu’elle s’est donné de sauver sa famille, ou ce qu’il en reste. Elle fait preuve d’un grand courage. Elle n’a pas eu la vie facile en grande partie à cause de son beau-frère, despote du Sud, égoïste et tout puissant. Elle a pris son courage à deux mains et à foncé. Elle fait preuve d’une grande maturité et de passion. Elle lutte à sa façon contre l’esclavage qui la révolte.

Duncan, le cousin écossais, est plutôt bel homme, il est proche de sa famille. Propriétaire d’une filature en difficulté, il veut absolument la sauver car de lui dépendent de nombreuses familles. Son personnage est plutôt différent d’autre roman du style dans le sens où il est accessible, gentil, il a bon caractère et n’a pas de sombres secrets. Il est le contraire du héros ce qui fait de lui quelqu’un d’attachant. Cependant, au final, il est assez transparent et manque de charisme.

Il y a 3 parties, assez inégales : La première, l’arrivée de Rose en Ecosse et son départ pour la plantation que je trouve relativement rapide. Les paysages ne sont pas décrits, ce que je trouve dommage. Il m’a manqué quelque chose.

Puis, vint la partie sur le trajet en bâteau et l’attraction entre Rose et Duncan. L’intervention du personnage de Olivia, belle-mère « disparue » de la sœur de Duncan, prostituée et espionne, dont le personnage est intéressant mais qui n’est pas assez utilisé et du coup n’est pas vraiment utile et n’apporte rien de plus à l’histoire.

Et enfin, l’arrivée à la plantation qui est finalement, celle que je préfère. Description de la plantation ravagée, des esclaves, de ce qu’à vécut Rose auparavant…

Au-delà de l’histoire d’amour entre les 2 personnages, l’accent est mis sur le combat contre l’esclavage, les mentalités des planteurs riches propriétaires, leur orgueil démesuré. Je regrette que le personnage de Maisie, esclave restée sur la plantation n’ait pas été plus développé.

Ce livre a une belle couverture qui m’a attiré ainsi que le titre et le résumé ! (je suis faible!!!). Il se lit aisément et il est bien écrit. J’ai été plus marqué par le personnage de Rose et ses actes pour sauver Glengarden et les esclaves, par son courage, beaucoup moins par le personnage de Duncan. Ce livre est agréable à lire et m’a procuré un bon moment de lecture cependant il ne restera pas ancré dans ma mémoire.

Ce livre vous fait envie? Retrouvez-le aux éditions Harlequin, Collection Victoria, 7.90€.